Une voix singulière, une liberté artistique, un univers à la croisée des cultures

Mezzo-soprano lyrique iranienne basée à Paris, Anousha Nazari s’affirme par une identité artistique qui transcende les frontières de la musique classique. Entre héritage persan, répertoire européen et création contemporaine, elle développe un univers où la voix devient un véritable langage d’expression, de poésie et de liberté. Son approche personnelle du récital, son intensité dramatique et sa sensibilité musicale nourrissent une recherche artistique ouverte aux rencontres entre les répertoires, les époques et les cultures.

Son univers artistique attire l’attention de grands médias français et internationaux. Dans un portrait que lui consacre Le Monde, le critique musical Pierre Gervasoni souligne « l’intensité, vocale et théâtrale » de ses interprétations. Europe 1 évoque une « voix puissante sur des notes douces et légères », tandis que Madame Figaro sélectionne l’une de ses créations parmi ses cinq incontournables culturels. France Musique et Culture Prime lui consacrent également des portraits, tandis que Radio Classique met en lumière plusieurs de ses projets musicaux et Les Échos l’invitent dans leur podcast La Story. Elle a également été accueillie dans les studios historiques de Maida Vale de la BBC, à Londres, pour une carte blanche musicale et un entretien diffusés sur BBC Persian.

Des grandes scènes européennes aux festivals internationaux, elle poursuit une carrière qui l’a menée au Palais Garnier (Opéra national de Paris), à la Kölner Philharmonie, à la Philharmonie am Gasteig de Munich, au Théâtre Marigny, au Dalian Grand Theatre, Pingtan International Performing Arts Center & Foshan Grand Theatre en Chine. Très présente sur les scènes françaises, Anousha Nazari s’est également produite en Angleterre, en Écosse, en Suisse, aux Pays-Bas, à Chypre, en Thaïlande et en Chine, développant une activité artistique qui s’étend de l’Europe à l’Asie.

Son histoire musicale débute en Iran, où elle se produit notamment au Roudaki Hall avec l’Orchestre symphonique de Téhéran. Installée en France depuis 2016, elle approfondit et affine son art vocal auprès de Jean-François Rouchon et Aurélie Lobbé. Au fil de sa carrière, elle a collaboré en musique de chambre avec des artistes de renom tels que Shani Diluka, Sonia Wieder-Atherton et Antoine Morinière. Elle a également travaillé avec la cheffe d’orchestre Bar Avni à l’Opéra national de Paris et s’est produite avec le Gürzenich-Orchester Köln, sous la direction de Juya Shin, à la Philharmonie de Cologne.

À travers ses enregistrements, Anousha Nazari affirme une démarche artistique profondément personnelle. Son premier album, Sounds of Ancestors (2021), paru chez le Samuel Jordan Center for Persian Studies & Culture de l’Université de Californie, fait redécouvrir les mélodies persanes du XXe siècle et leur dialogue avec les grandes figures de la poésie persane. La même année, elle participe au projet discographique international 20 Chansons et Berceuses du monde, paru chez Joyvox Éditions et distribué par Sony Music.

Son deuxième album, In Vino Veritas – Hommage à Khayyam (2024), paru chez Gondishapour en partenariat avec la Fondation nationale des Beaux-Arts, réunit quatre compositeurs et compositrices iraniens contemporains autour des quatrains du grand poète persan Khayyam. Conçue spécialement pour cet enregistrement, cette création originale pour voix, clarinette et piano explore les rencontres entre musique de chambre contemporaine, poésie et influences musicales diverses.

Parallèlement, elle crée avec le guitariste classique Antoine Morinière Labyrinthe Baroque, un programme original où les œuvres de Haendel et Barbara Strozzi rencontrent la musique ancienne persane et la poésie de Rûmi. Présenté en France et à l’international, ce récital s’inscrit dans l’univers de la musique ancienne, tout en révélant les affinités musicales et poétiques entre les répertoires européens et persans.

Son travail dépasse également le cadre traditionnel de la scène. À travers des créations audiovisuelles réalisées en collaboration avec le Théâtre des Champs-Élysées, la Philharmonie de Paris et le musée national des arts asiatiques – Guimet, elle explore les liens entre musique, cinéma, poésie et arts visuels. Son regard d’artiste l’a également conduite à siéger au sein de jurys, notamment pour la 160e édition du Salon de la Fondation nationale des Beaux-Arts et le Global Encounters Festival du réseau Aga Khan Development Network.

Pour Anousha Nazari, la musique classique est un art de la nuance et de la transmission, où les héritages se répondent, où la poésie traverse les langues et où les œuvres continuent de résonner bien au-delà des époques et des cultures.